ADAMSON

VEYS ET PURTA

Bande dessinée

Delcourt, 2009, 56 pages, 13.95 €

:) :) :) LA GIFLE ADAMSON - critique complète

Couverture
Couverture du livre: ADAMSON


1913. Une porte spatio-temporelle est découverte au large du Spitzberg. L’Angleterre entend bien profiter de cette trouvaille et monte une expédition d’exploration à laquelle prend part Henry Adamson, un explorateur qui vit mal sa sédentarité forcée à Londres. Informé de l’existence du supposé vortex, Adamson revient, tout excité à son domicile…où il découvre une bête monstrueuse occupé à boulotter son majordome ! Afin d’échapper à la mort, il n’a d’autre choix que de faire exploser sa maison… Adamson se rend alors en Ecosse ; il est bientôt emmené jusqu’à la rade de Scapa Flow, où la marine britannique, sous le couvert de manœuvres militaires bien dans l’air du temps (nous sommes à la veille du premier conflit mondial), a préparé un bateau armé pour l’expédition. Après avoir recruté quelques têtes brûlées supplémentaires, l’équipage appareille : destination mystère, peur, mort peut-être ? Les premières expériences réalisées aux abords de la « porte » semblent montrer qu’elle est un passage vers une autre dimension. Le premier voyageur à s’aventurer dans la brume environnante est un lapin, dans une cage maintenue par un perche. L’animal revient intact. Les images qu’une caméra témoin ramène de « l’autre côté » ne montrent rien d’inquiétant, non plus. Une surface maritime calme, des oiseaux… C’est décidé : le bateau va s’engager à son tour. Après avoir bravé une tempête, le bateau arrive en vue d’une île. Une terre perdue au milieu de nulle part, qui abrite une végétation originale…mais également de terrifiants animaux insectoïdes géants devant l’attaque desquels les explorateurs doivent rebrousser chemin.

A Londres, n’ayant plus aucune nouvelle du navire d’exploration, les autorités se perdent en conjectures. Mais les menaces autrichiennes contre les Serbes enclencheront bientôt le processus destructeur de la première guerre mondiale. Il y a fort à faire et l’expédition passe au second plan.

C’est compter sans la curiosité de deux enquêteurs de la Marine qui décident d’aller fouiner dans les décombres de la maison d’Adamson, flairant une entourloupe dans cet événement subit, survenu juste après la révélation de l’existence de la porte spatio-temporelle. Ils découvrent une sorte de longue griffe animale. Après analyse en laboratoire, il s’avère que la griffe appartient à un animal inconnu, doté d’une biologie peu commune et qu’en aucun cas, il ne s’agit d’un fossile…

Le mystère et le suspens restent entiers à l’issue de ces deux premiers volumes parus simultanément. Et le moins qu’on puisse prétendre, c’est que les auteurs ont réussi à nous rendre véritablement accros !

Plusieurs facteurs participent à ce constat : d’abord un dessin d’un réalisme remarquable surtout au niveau de l’expression des visages. A certains moments, on a vraiment l’impression de regarder des photos retouchées au crayon. Quant aux décors, ils ont l’heur d’installer une atmosphère toute en menaces sourdes et en tensions diverses.

Si le scénario peut être assimilé à un ingénieux mix entre le « Monde perdu » de Conan Doyle, « Nimitz, retour vers l’enfer », « Stargate » et "Starship Troopers" (film auquel la morphologie des insectes de cette BD empruntent beaucoup), le découpage et le rythme orchestré par les auteurs ne laissent que peu de répit au lecteur. Peu de BD ont réussi à m’emballer aussi profondément ces derniers temps. Une chose est garantie : je vous parlerai du 3° volume sous peu ! (EA)

Eric Albert

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