Echec au roi des Belges

Geluck, Philippe

Bande dessinée

Casterman, 2016, 48 pages, 12 €

:) :) Un air de déjà vu... - critique complète

Couverture
Couverture du livre: Echec au roi des Belges

Mine de rien, Scott Leblanc commence à se faire une place reconnue dans le monde de la BD belge actuelle. Ce quatrième opus (avant 5 autres dont les titres fleurissent déjà sur le 4ème de couverture – info ou intox ?) possède de sérieux arguments pour asseoir l’identité de la série. Au premier plan, le dessin de Devig. Celui-ci, en ligne claire, fait penser au coup de patte de Hergé et à la précision – notamment dans les décors – des auteurs successifs des aventures de Blake et Mortimer (E.P. Jacobs en première ligne !).  Même la physionomie du héros, Scott Leblanc, emprunte la rondeur, les mimiques et la silhouette du célèbre reporter du Petit Vingtième. Nul doute qu’il s’agisse là d’un hommage des auteurs à leur illustre prédécesseur.

Mais le scénario, le terrain d’aventure, le propos et l’humour (qui se fait tour à tour enfantin ou caustique ) possèdent leur propre originalité.

Dans cette aventure, il est également à noter que le personnage principal, le fameux Scott Leblanc, ne se démarque pas en tant que figure porteuse de l’histoire. Ce sont surtout sa mère et le Professeur Moleskine qui mènent l’enquête. Car Scott a disparu. Il aurait été enlevé pour d’obscures raisons, à Bruxelles, alors qu’il devait interviewer le Roi Baudouin en personne. En fait, il est retenu contre son gré par les membres d’un groupement de l’ombre désireux de reconquérir le pouvoir en remplaçant le roi légitime par un sosie, voué aux obscurs desseins de quelques nostalgiques du pouvoir rexiste. Au terme de pérégrinations aventureuses, Scott est retrouvé, en compagnie du Roi lui-même. Pour contrecarrer les plans des traîtres à la Nation – des microfilms stratégiques sont au cœur d’une opération de chantage – Baudouin accepte de se faire passer pour son propre sosie et d’infiltrer ainsi le cénacle des conspirateurs…

Le caractère belgo belge de la série est savoureux. On retrouve au gré des pages des endroits bien connus de la capitale et, si le déroulement de l’action s’avère quelque peu simpliste, on reste attaché d’un bout à l’autre par l’atmosphère dégagée par l’œuvre, emporté pour une heure dans un univers passé et nostalgique diablement bien croqué.

Une corde de plus à l’arc du talentueux Philippe Geluck (« Le Chat », « Dr G »,…) et une illustration – c’est le cas de le dire – supplémentaire du talent de Devig, visiblement à l’aise dans l’exercice.

On en redemande. Ca tombe bien, vu les 5 tomes encore prévus,…

Eric Albert

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