LA OU VIVENT LES MORTS. TOME 1 : LA CITE DU SANG

PECAU & UKROPINA

Bande dessinée

12BIS, 2011, 56 pages, 13.5 €

:( Vade retro! - critique complète

Couverture
Couverture du livre: LA OU VIVENT LES MORTS. TOME 1 : LA CITE DU SANG

Premier tome d'une nouvelle série due au scénariste Jean-Pierre Pécau (« L'histoire secrète »; « Jour J »; « Le grand jeu »), « La cité du sang » risque d'en désarçonner plus d'un. A force de vouloir renforcer le cadre historique de ses intrigues au moyen de faits véridiques et de personnages réels (dans ce cas-ci : Debussy, Satie, Breton et Clémenceau entre autres...), Pécau rend la lecture de ses histoires tellement compliquée que le décrochage guette à chaque page. Car, si elle se révèle touffue à souhait, son intrigue souffre dès le départ et paradoxalement d'un manque d'approfondissement. Les personnages et les faits nous sont jetés à la figure sans être jamais étoffés alors que l'intrigue part dans tous les sens en s'appuyant sur des concepts et des groupuscules à peine évoqués. On navigue entre l'histoire vraie et le fantastique, ce qui serait au départ une bonne idée si tout cela paraissait néanmoins sensé. Et à ceux qui pensent qu'une intrigue fantastique ne peut être 'sensée', je dirai de se plonger dans Jean Ray, Dan Simmons ou, dans le domaine de la BD, dans 'Les aventures d'Adèle Blanc-Sec' de Tardi...vous y lirez des faits dépassants largement l'entendement et qui pourtant ne vous sembleront jamais hors de propos ou excessifs. Rien de tout cela ici. Juste deux mots sur l'intrigue donc pour tenter de vous le prouver. Raven est un ancien soldat, démobilisé en 1917. A sa sortie d'une fosse remplie de cadavres, il s'est retrouvé doté du don de voir les morts qui nous entourent. De plus, il est capable de voyager dans leur monde. Il est un jour contacté par un soldat qui l'avertit que se fomente un complot afin de faire durer la guerre le plus longtemps possible. Les instigateurs? Une bande d'espion à la solde du Vatican, en cheville avec des forces de l'au-delà. Seul élément à sauver ici : le dessin d'Ukropina, un débutant qui tire manifestement son épingle du jeu et nous empêche de quitter cette bd avant sa dernière page. Est-il utile de préciser que c'est donc avec une impatience certaine que nous n'attendrons pas le deuxième tome?

Nicolas Fanuel

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