LOUVE. TOME 1 : RAISSA

YANN & SURZHENKO

Bande dessinée

Le Lombard, Les Mondes de Thorgal, 2011, 48 pages

:) :) :) THORGAL ET DESCENDANCE - critique complète

Couverture
Couverture du livre: LOUVE. TOME 1 : RAISSA

On peut regretter le côté merchandising de l’entreprise : décliner une série originelle en plusieurs séquelles indépendantes (mais pas tant que çà) en confiant le scénario et le dessin à des artificiers à chaque fois différents donne l’impression que l’éditeur cherche à tout prix à multiplier ses revenus en se basant sur l’exploitation de valeurs sûres. Eh, Arleston ne fait pas autre chose avec « Lanfeust », « XIII » avec ses « Mystery » et Corbeyran avec ses « Stryges »…Cela est défendable pour autant qu’il y ait un fond, solide, pertinent, cohérent.

C’est totalement le cas avec le premier volume de la série « Louve ». Intitulé « Raïssa », il nous donne à vivre une portion d’enfance de la fille de Thorgal et d’Aaricia. Douée du pouvoir de parler aux animaux, Louve vient en aide à une pauvre…louve, écartée du pouvoir de sa meute par la terrible Raïssa la Noire. Bientôt pourchassée par celle-ci – qui apparaît bien tenace et résistante face à la mort – Louve échoue dans un univers que l’on devine parallèle, aux prises avec une sorte de demi-dieu qui se propose de lui ôter la part de violence et d’animalité qui compose son âme. Docile et obéissante, Louve ne se doute pas des desseins bien sombres de son hôte, désireux en fait de créer une armée de guerriers féroces, au départ des « clones » qu’il extirpe des corps de ses invités.

Un mot sur le dessin. Le maître mot qui s’en dégage est : bluff. Surzenkho est un fervent admirateur de Rosinski et même si sa technique d’encrage est différente, il lui faut reconnaître un mimétisme certain avec l’art de son modèle. On reste donc en terrain de connaissance et cette cohésion renforce les liens narratifs qui existent entre les deux séries. Le scénariste Yann s’en tire également à bon compte même si son histoire d’animaux qui parlent possède des côtés infantiles un peu trop marqués. La troisième partie du récit, qui fait intervenir le monde parallèle, nous permet de retrouver des repères et des ressorts de suspense familiers et générateurs d’une envie prononcée de poursuivre l’expérience.(EA)

 

 

Eric Albert

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