Mister Joe and Willioagby : Red Bridge (Tome 2)

Gamberini; Gabrielle

Bande dessinée

Casterman, 2009, 48 pages, 13 €

:) :) Meurtres en série dans l'Amérique profonde - critique complète

Couverture
Couverture du livre: Mister Joe and Willioagby : Red Bridge (Tome 2)

De retour dans la ville de son enfance, Ellie Miller se trouve confronté à une vague « d’accidents » frappant mortellement ses anciens camarades de classe (voir tome 1, chroniqué dans EN n°53). Plusieurs personnages gravitent autour de lui, dont Aaron Willioagby n’est pas le moins mystérieux : arrivés en ville par le même car, les deux hommes ne cessent de se croiser, singulièrement lorsque survient l’un de ces ‘accidents mortels’. Et puis, il y a Lana, la femme qu’Ellie –trop timoré déjà à l’époque- a laissé derrière lui des années plus tôt. Terrifiée par ce que la police locale qualifie à présent de meurtres, elle ne peut s’empêcher de rappeler à Ellie le tragique événement qui a marqué leur jeunesse et qui, selon elle, serait à l’origine de cette hécatombe. Hécatombe, dont elle redoute d’être la prochaine victime…

A l’instar du premier tome, le trait -proche de la peinture à l’huile- de Gamberini séduit et happe le lecteur, qui se replonge avec délice dans l’ambiance de cette petite ville du Vermont où tout le monde connaît –et juge- tout le monde. Cette fois, les morts s’accumulant, l’ambiance s’alourdit définitivement et certains personnages révèlent leurs véritables motivations. Ainsi de Mr Willioagby, dont l’arrivée en ville ne doit effectivement rien au hasard  (se pourrait-il qu’il devienne un personnage récurrent d’une série dont nous tiendrions ici les premiers pas ?).  D’autres font leur apparition, tel Doug Willis, ‘célèbre agent du FBI’ qui a déjà résolu des affaires plus compliquées… Même si le dénouement nous paraît un rien alambiqué (façon roman policier type ‘whodunit’), ce deuxième tome tient plutôt bien la route, distillant avec une parcimonie presque conandoyleienne les éléments ne nous permettant pas de la voir arriver. Cadre rural et couleurs automnales en sus, ‘Red Bridge’ aligne les éléments d’un polar déstabilisant à souhait. Faussement tranquille, il n’a besoin ni d’effusion de sang ni de moyens technologiques pour se révéler un très honnête suspense.

Nicolas Fanuel

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