SANG ROYAL. TOME 2 : CRIME ET CHATIMENT

JODOROWSKY ET DONGZI LIU (Traduit par Costa, M.)

Bande dessinée

Glénat, Grafica, 2011, 56 pages, 13.9 €

:) :) JUSQU'A CE QUE LA MORT NOUS SEPARE... - critique complète

Couverture
Couverture du livre: SANG ROYAL. TOME 2 : CRIME ET CHATIMENT

Violena et Rador unissent leurs âmes perverses pour porter un coup fatal à l’amour qui unit le roi Alvar et la superbe Sambra. En mutilant la jeune fille, ils accomplissent un acte odieux et précipite l’abdication du roi en leur faveur. Seuls, ayant trouvé un refuge précaire dans la nature, les amants se détachent pourtant l’un de l’autre, le désir de chair s’étiolant malgré la solidité apparente de leur relation. Ayant surpris son épouse – qui pourrait bien être également sa propre fille ! – avec le jeune et vigoureux pâtre aveugle Florian, Alvar l’abandonne, non sans lui demander de le rejoindre lorsqu’elle aura enfanté…Pendant cet exil, le royaume connaît un déferlement de haine et de mort. Violena et Rador sont bientôt déposés par le peuple qui réclame le retour du vrai roi.

Le dessin est l’argument définitif de cette série. Dongzi Liu est un maître qui n’a –presque – rien à envier à un certain Rosinski. La mise en image de cette fresque digne de Shakespeare est tout simplement sublime et masque l’exubérance d’un scénario qui pousse à son paroxysme un romantisme sensuel dilué dans une violence physique et psychologique à la limite du supportable.

Par son côté lubrique et sa portée morale contestable, la BD sera réservée à des lecteurs au minimum adolescents.

Jodorowsky et Liu ne maqueront pas de donner suite à cette série barbare, dans laquelle le soufre et le sang conjuguent leurs effets dévastateurs. (EA)

Eric Albert

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