Z COMME ZOMBIES. T. 1 : HOUSTON NOUS AVONS UN PROBLEME

FRISSEN, J. & MIGUEL, J.

Bande dessinée

Humanoïdes Associés, 2014, 48 pages, 10.4 €

:) DES MOUMOUTES TIRES PAR LES CHEVEUX - critique complète

Couverture
Couverture du livre: Z COMME ZOMBIES. T. 1 : HOUSTON NOUS AVONS UN PROBLEME

 

En 2069, la population des morts vivants a phagocyté toutes les strates de la société. La cohabitation est difficile – et l'odeur des zombies n'en est que la partie émergée de l'iceberg – d'autant plus que l'égalité des droits a été proclamée pour l'ensemble de la populace. Le trip, pour les cadavres ambulants, c'est de coloniser la lune. Des vols habités sont organisés rien que pour eux, pour autant qu'ils puissent payer le prix exorbitant du ticket !

Freddy Merckx, un bien vivant celui-là, a fait fortune en vendant la recette d'une sauce. Mais la richesse lui apporte plus d'ennuis – et de vautours intéressés – que d'avantages ; il décide donc de dilapider son fric en le distribuant aux pauvres. Oui mais, dans le même temps, ses enfants sont kidnappés et ne seront rendus que contre monnaie sonnante et trébuchante (14 petits millions, rien que çà!). Seule solution : aller voler l'argent que les zombies versent pour financer leur voyage vers le satelitte de la terre. Il faut pour celà pénétrer à l'intérieur de la forteresse qui abrite le pas de lancement.Chose aisée, il suffit de se dissimuler dans les corps des « moumoutes » zombies qui accompagnent les cadavres ambulants. Mais tout ne marche pas comme prévu. Y'a même comme qui dirait du scandale dans l'air...

Bienvenue chez les fous ! Ceux qui connaissent la série « the zombies that ate the world » retrouveront ici avec plaisir les personnages déjantés qui y occupent le devant de la scène. Freddy Merckx, le baraqué belge friand de bière fraîche et d'armes à répétition, son acolyte « papa » Karl, le boutonneux sentimental, Maggie, la poulette de service distributrice de pains à main levée, et une flopée de zombies plus horribles et délirants les uns que les autres.

Le scénario pèche un peu par facilité mais l'ambiance qui ressort de cette BD est clairement jouissif. Bien sûr c'est du n'importe quoi, mais de celui qui dépote, qui dérouille et qui déride ! De la dérision extrême, de la violence ultra gratuite, quelques jeux de mots (1) et expressions à tirer une larme...de rire (« quand je suis né, j'étais tellement laid que le médecin a giflé ma mère! »). Bref, de quoi oublier la vie ambiante pendant une bonne demi-heure ! (EA)

(1) dit en passant, les cavaliers de l'apocalypse étaient quatre et non trois...

Eric Albert

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