Alice au pays des morts vivants

Dhar, Mainak

Fantastique

Fleuve, Outrefleuve, 2016, 272 pages, 17.9 €

:) :) Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ? (Lewis Carroll) - critique complète

Couverture
Couverture du livre: Alice au pays des morts vivants

“Deadland, Inde. Du monde d'hier, il ne reste rien, juste les armes nécessaires à la survie. Depuis qu'un virus a réduit la quasi-totalité de l'humanité à l'état de zombies, le Comité Central règne sur cette partie du globe. L'instrument de son pouvoir : son armée, Zeus.

Alice, quinze ans, vit dans une communauté restée indépendante et libre. Pour toute école, elle n'a connu que celle du combat. Mais elle y excelle. Lors d'une patrouille, elle surprend un mort-vivant portant des oreilles de lapin roses qui disparaît dans un trou. Des rumeurs parlent d'un réseau souterrain où les Mordeurs se réfugient.

Sans l'ombre d'une hésitation, elle s'engouffre à sa suite. Et chute…”

 Qui pourrait prétendre ne pas connaître la célèbre histoire de Lewis Carroll avec Alice au pays des merveilles ? Cette petite fille qui, s’ennuyant, finit par suivre un étrange lapin vêtu d’une redingote avec une montre à gousset. Elle s’engage sans réfléchir dans le terrier de celui-ci. Un roman qui a autant de succès auprès des adultes que des enfants. Tout le monde connaît cette Alice. Et ce beau petit lapin blanc qui crie « en retard ».

 Alice au pays des morts-vivants est effectivement similaire. Elle ne fait que suivre un lapin étrange dans un terrier. Mais le contexte est différent. Le monde est en guerre. Elle ne sait presque pas lire. Elle ignore tout de la vie « avant ». Elle ne connaît que les combats. Elle excelle dans les arts de la guerre. Les « Mordeurs » sont partout. Les hommes profondément mauvais aussi. Que ce soit sur terre avec les humains ou sous terre avec les mordeurs, elle doit perpétuellement se battre et se méfier. Les dangers rôdent partout.

Entre monde en guerre, pays déchirés, systèmes politiques et militaires « crapuleux », l’infection se propage. Alice saute dans un terrier pour suivre un lapin mordeur. Elle va se lancer dans un périple à couper le souffle. Le roman est détaillé et accrocheur. On ne peut s’empêcher d’imaginer la « Alice » de Walt Disney transformée en vengeresse/protectrice de la race humaine et de la liberté. Une touche de Lewis Carroll, une dose d’ambiance contemporaine, et l’horreur disséminée au travers des chapitres : un savant mélange qui rend la lecture frénétique et impatiente. Notre petite Alice est extraordinaire, non ? Née par la plume de Lewis Carroll en 1865, elle arrive encore à nous surprendre dans les aventures écrites d’une main de maître par Mainak Dhar !

Elodie Mercy

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