CORNES

HILL, Joe (Traduit par Rosier, V.)

Fantastique

Lattès, 2011, 414 pages, 22 €

:) LA BELLE ET LA BETE...A CORNES - critique complète

Couverture
Couverture du livre: CORNES

Ig Perrish (excusez le prénom) se réveille un matin avec sur la tête l’excroissance douloureuse de deux cornes. Il ne garde aucun souvenir de l’origine de cette métamorphose. Il prend conscience cependant que ces cornes ne sont pas venues seules : un pouvoir télépathique lui permet désormais de lire les pensées de ses congénères, voire de les pousser à lui révéler, séance tenante, leurs pensées et blessures les plus intimes…

Ce qu’il prend au départ pour une malédiction se transforme peu à peu en une opportunité salvatrice : et si le pouvoir lui permettait d’enfin connaître l’identité du meurtrier de Merrin, sa bien-aimée assassinée ? Dans cette bourgade semi-rurale où chacun le tient pour responsable de la tragédie, Ig entrevoit une occasion de se refaire une santé sociale et surtout de cicatriser les blessures qui le hante.

« Cornes » est le deuxième roman de Joe Hill. Il apparaît d’emblée bien plus abouti et maîtrisé que son précédent, « Le Costume du mort ». Mais son fantastique, élémentaire, sert surtout de prétexte, de background à la narration d’une histoire d’amour dramatique.

Pendant la majeure partie du récit, Hill s’attache à la description de la relation naissante entre Ig et Merrin – pétri d’un romantisme palpable-, puis à l’émergence de tensions, de questionnements…jusqu’au clash, la séparation brutale qui sera le point de départ du destin tragique de la jeune femme.

L’intérêt du roman tient bien moins dans les éléments scabreux, dans ce fantastique classique mêlant considérations religieuses, pouvoir paranormal et symbolisme académique (ah, ces serpents…) que dans l’étude psychologique des personnages. Image d’une jeunesse désabusée, frustrée dans ses désirs de réussite – et de fuite – les grands ados de « Cornes » sont tous les jouets de leur propre (manque d’) éducation, de leurs pulsions, de leurs penchants néfastes. Broyés par une société rigide et manichéenne, les anti-héros semblent plongés dans une gangue de désespoir de laquelle personne – pas même le frère de Ig, un animateur de télé pourtant remarqué – ne semble pouvoir s’extraire définitivement.

Ne comptez pas sur « Cornes » pour frissonner. Il semble plus indiqué comme une expérience littéraire liée à un romantisme noir tragique et douloureux (EA)

Eric Albert

Commentaires

UN exvellent roman! Pour ma part j'attends avec impatience le film qui va en être tiré, avec le rôle principal joué par Harry Potter  (je suis un peu sceptique quant à ce choix)...

book to movie il y a 5 ans

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