ALCATRAZ CONTRE LES INFAMES BIBLIOTHECAIRES

SANDERSON, Brandon

Littérature Jeunesse

Mango (Paris), 2010, 309 pages, 15 €

:) HISTOIRE D'UN LACHE - critique complète

Couverture
Couverture du livre: ALCATRAZ CONTRE LES INFAMES BIBLIOTHECAIRES

« Voici relatés les évènements extraordinaires de ma mystérieuse vie. Mon objectif est de vous ouvrir les yeux, de vous montrer la vérité ! On m’appelle Oculateur Dramatus, Sauveur des Douze Royaumes…Mon autobiographie va dévoiler la vérité à propos de moi, Alcatraz, et prouver que je ne suis pas le héros qu’on prétend ». Ainsi commence cette histoire… Alcatraz Smedry est Chutlandais (habitant de Chutland, Etats-Unis). Il est orphelin et vit de famille d’accueil en famille d’accueil. La raison en est simple : il casse à peu près tout ce qu’il touche ! Et le pire, c’est qu’il ne le fait pas volontairement. L’assistance sociale, Miss Flectcher doit le changer régulièrement de domicile. Le jour de ses treize ans, il reçoit un colis que lui ont légué ses géniteurs : un sac de sable ! S’ensuit la visite d’un vieux bonhomme à la santé mentale douteuse qui prétend être son grand-père. Le vieillard lui parle alors d’une quête mystique qui l’attend et d’un autre monde, les Royaumes Libres, bien différent du nôtre. Un monde qui n’est pas sous la coupe des Bibliothécaires, ceux qui ne pensent qu’à dominer…Quel est le lien avec son mystérieux héritage ? Le roman démarre à fond de caisse, et garde ce rythme jusqu’à la fin. Les aventures de Smedry, à forte dose de péripéties, d’inventivité, de suspense, de coups de théâtre et surtout d’humour, vont certainement procurer beaucoup de plaisir aux lecteurs. Les héros sont des losers, les méchants adorent la torture et les voitures roulent toutes seules ! La galerie des personnages de la famille Smedry (Papy, les cousins Sing et Quentin, Bastille et le chevalier Crystalliote chargé de leur protection) encadre un antihéros plus maladroit et malchanceux que méchant. Il risque de vous arracher des sourires malgré son air de déjà vu. Face à un complot des infâmes Bibliothécaires, (société fondée par u certain Biblioden dit « Le Scribe »), et grâce aux Animés (espèces de Golem de papier), aux dinosaures parlants et au pouvoir des Verres, Alcatraz va nous faire partager des moments surprenants et des situations déjantées. Outre cet aspect rocambolesque, Sanderson implique son lectorat en faisant intervenir « son héros » au début de chaque chapitre : original dans le cadre d’un livre destiné à la jeunesse ! Il lui explique comment le livre a été conçu et disserte sur l’art d’écrire. Pourtant, quelques ombres obscurcissent ce tableau plutôt convaincant. En effet, certaines plaisanteries deviennent, à la longue, un peu répétitives (rappel un nombre de fois assez conséquent que le héros est un méchant par exemple). Si les critiques ont comparé Alcatraz à Artémis Fowl, personnellement je pense que le niveau n’est pas atteint. Il y manque un certain « sérieux », un soupçon de rigueur et un rien de crédulité. Mais bon, gageons que les suites de ce roman fantastique (Alcatraz contre les Editeurs Enragés et les Facteurs Fanatiques bientôt traduits), devraient satisfaire les préados et pourquoi pas les adultes ? A ne pas bouder en tout cas ! (F.C.)

Françoise Carpentier

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