AKUMA TÔ LOVE SONG

TOMORI, Miyoshi

Manga

Kana (Bruxelles), 2011

:( Gang de pestes - critique complète

Couverture
Couverture du livre: AKUMA TÔ LOVE SONG

Au lycée de Totsuka, l’arrivée d’une nouvelle élève provoque l’émoi : Maria Kawai a été renvoyée de la prestigieuse école Sainte-Catholia  our avoir « frappé trop fort » un professeur. Cette déclaration qu’elle fait d’emblée, plus le fait qu’elle semble deviner les intentions réelles et profondes de ses condisciples à travers leurs paroles et comportements, l’entourent d’une aura sulfureuse, et provoque jalousies, peurs et quolibets. De complots en mauvaises farces, Maria Kawai trouvera-t-elle une alliée dans la douce Tomoyo, dans le naïf Kanda, ou le beau et ténébreux Megu…

Encore une histoire de lycée, avec gossip et amourette en vue… Le Shojo a sans doute encore de beaux jours, mais j’ai du mal, vraiment…

Le personnage de Maria Kawai se veut fort, beau, complexe, parce que la jeune fille sait trop de choses sur les rapports humains. Elle est dans l’analyse systématique, mais s’avère incapable d’utiliser son don à son profit, d’évoluer de manière normale dans ses rapports aux autres : de se détendre, sourire, dire une parole gentille,… Maria n’est que sèche et coupante. Et, ah oui, elle chante merveilleusement bien, ce qui subjugue ses camarades.

Entre coups bas et gamineries, le volume un s’avère très vite fatiguant à lire.

Dans le volume deux, Maria veut changer, être acceptée. Mais sa réputation et les préjugés risquent de provoquer sa perte, si elle ne perd pas bien vite un part de sa singularité. Surtout si un professeur dénué de pédagogie y met son grain de sel…

Les rapports entre Maria et Tomoyo sont intéressants, car elles représentent chacune un contraste : souriant toujours, surtout parce qu’elle est embarrassée, Tomoyo fait preuve d’une faiblesse de caractère telle qu’elle est manipulée par le gang de pestes de la classe,… Elle et Maria feraient bien de trouver un système de vases communiquant qui les rendrait moins extrêmes…

Le séjour de Maria Kawai au sein du lycée risque de changer bien des choses, en révélant aux autres leurs propres sentiments ou capacités à évoluer. Nul doute que les 13 volumes (série terminée au Japon) seront bien nécessaires, au vu des situations qui peuvent émailler la vie des lycéens, situations aussi « diverses » que peu passionnantes pour qui a dépassé l’âge de lire des shojo…

Barbara Mazuin

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