LA CITE SATURNE

IWAOKA, Hisae (Traduit par Simon, P.)

Manga

Kana (Bruxelles), 2009, 184 pages

:) Ainsi parlait Iwaoka - critique complète

Couverture
Couverture du livre: LA CITE SATURNE

La Cité Saturne : volume 1 / Hisae Iwaoka ; traduit par Pascale Simon. – Dargaud, 2009. – 184 pages. – (Big Kana). – 7,35 euros.

La Terre étant devenue inhabitable, les hommes se sont réfugiés dans une zone située à 35000 mètres d’elle, et formant un anneau l’entourant. La Cité Saturne est divisée en différents niveaux, correspondant à des catégories sociales : inférieur, intermédiaire, et supérieur.

Le jeune Mitsu vit dans le niveau inférieur, là où la lumière est toujours artificielle. Mais si les vitres extérieures y étaient lavées, on pourrait voir la Terre et ses nuages…

Justement, à peine sorti de l’école, Mitsu devient laveur de vitres, comme son père, qui a disparu il y a cinq ans lors d’un travail. C’est en effet un métier dangereux, qui nécessite des combinaisons spéciales pour résister aux U.V. Il y a également le risque de chute due au vent, ou à un passage d’étoiles filantes. C’est aussi un métier qui demande de la discrétion, car en lavant les vitres, on peut voir ce qui se passe chez les gens.

Pour le premier travail de Mitsu, accompagné de son coéquipier Monsieur Jin, c’est une jeune fille du niveau inférieur qui demande à ce qu’une vitre soit lavée. C’est très inhabituel, car cela coûte cher, mais elle souhaite pouvoir bénéficier de la lumière naturelle le jour de son mariage…

Quel drôle de petit ovni que cette série ! De la science-fiction, oui, mais d’une humanité et d’une poésie rares. Que de jalons ont été posés là, dans ce premier volume ! Il y a d’abord la mystérieuse disparition du père de Mitsu : on ne sait dans quelles circonstances, ni pourquoi son ancien coéquipier ne peut ou ne veut réintégrer l’équipe. Il y a cette jeune fille qui vit avec son chat à l’extérieur ; on ignore également d’où vient la nécessité de protéger la Terre. On sait juste qu’un groupe d’études pour la renaissance de la nature y part régulièrement. D’autres secrets semblent entourer le vieux Monsieur Jin, ainsi que la protection autour de Mitsu. Enfin, on devine que le jeune garçon, de part son emploi, sera amené à rencontrer des gens de tous les milieux, ce qui n’est pas courant à la Cité Saturne.

C’est tout cela qui semble vouloir se dérouler au cours des volumes suivants (5 actuellement en japonais), et que nous attendrons de lire avec impatience !

Rien à redire sur le graphisme. Les personnages, menus, sont à croquer. Hisae Iwaoka fait apparaître la Terre comme une vision magique, qui attire bien des habitants de la Cité. Les « vues » extérieures de l’anneau laissent bien transparaître le silence et la lenteur qui définissent l’espace…

Barbara Mazuin

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