Chasse au gros, pêche à l'homme

KOONTZ, Dean R. (Traduit par Defert, D.)

Policier & Thriller

Lattès, 2012, 410 pages, 20.9 €

:) :) :) CHASSE AU GROS, PECHE A L'HOMME - critique complète

Couverture
Couverture du livre: Chasse au gros, pêche à l'homme

Dean Koontz...chasse à l'homme...MIAM ! Cet auteur américain comparable à Stephen King de par sa plume sanglante et néanmoins efficace marque de nouveau un point avec « Un type bien ».

 

Malgré un début un peu brouillon et une petite boule au ventre de peur d'une histoire décevante (bien évidemment les soupçons s'évanouissent très vite), ce roman vous fera saliver et vous accrochera telle la tique au croupion du chien et cela du début à la fin ! Nombres d'heures estudiantines sacrifiées à cette lecture...aucun regret.

 

Tout commence dans un bar américain quelconque avec un type américain quelconque buvant une quelconque bière américaine. Un homme étrange qui se vante de faire du parachute avec son chien, remet une photo et une coquette somme d'argent à notre bonhomme, Tim. « Dix mille maintenant, le reste quand elle sera éliminée ». La vie de cet américain moyen va tout à coup basculer. Le commanditaire de l'assassinat, commit une grande erreur en prenant Tim pour le tueur à gage et lui donna ainsi l'occasion de tenter de sauver la jeune femme figurant sur cette photo tout en étant poursuivi par un tueur peu banal. S'ensuit une véritable chasse à l'homme haletante parcourant plus de 400 pages sans répit pour le lecteur. Lieux incongrus, gens insolites, meurtres violents, ingrédients maintes fois utilisés mais ici mis à la sauce Koontz.

 

Malgré cet air de simplicité, ce roman se remarque surtout de par son originalité car en effet si l'intrigue paraît assez bateau, le lecteur sera tout de suite séduit par l'excentricité du vrai tueur à gage. Depuis le début des romans de fiction, nous nous attachons aux « méchants » comme on les appelle vulgairement. Qui n'a jamais succombé au charme du diabolique Vlad Dracul ou ressenti une certaine forme de compassion pour la créature de Frankenstein ? Mais comment s'attacher à un tueur psychopathe sans ressentir un certain sentiment de gène ? Ici réside tout le génie de l'ateur. Koontz parvient à nous confronter à notre passager noir, cette facette de nous-même que nous préférons ignorer.

Mais d'où vient donc cette curiosité à vouloir découvrir un nouveau crime pernicieux ? Brrr...rien qu'à y penser ça fait froid dans le dos... Que faire alors ? Arrêter la lecture ? Jamais ! Au contraire, on voudrait que ce roman ne s'achève jamais. Mais bon, comme toute bonne chose, il a une fin. Votre vie aussi a une fin. Et si cette fin arrivait plus tôt que prévue, et si un tueur maniaque de la propreté et des gardes-robes spartiates décidait de vous tuer juste parce que le pot de mayonnaise n'était pas rangé dans le compartiment à condiments ? Vous diriez-vous qu'il ressent une once de culpabilité ? Même si vous étiez un type bien ? A méditer...

 

[F. Vanderstukken]

Eric Albert

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