Dans l'île

Rydhal, Thomas (Traduit par Renaud, Catherine)

Policier & Thriller

Belfond (Paris), 2016, 500 pages, 22 €

:( Blessent mon coeur d'une langueur monotone - critique complète

Couverture
Couverture du livre: Dans l'île

Erhard Jorgensen a quitté son Danemark natal pour l’île de Fuerteventura. Agé d’une soixantaine d’années, il y est devenu chauffeur de taxi. Un peu bourru, on le surnomme l’Ermite. Il est pourtant à la recherche d’une compagne, chaleureuse et sachant cuisiner de préférence. Il a un couple d’amis, Raùl et Beatriz, avec lesquels il fait souvent la bringue.

La nuit de la Saint-Sylvestre, Erhard découvre une voiture récemment accidentée. Le conducteur a pu se traîner hors du véhicule, mais a été dévoré par des chiens sauvages, encore présents sur les lieux. Erhard voit un des doigts de la victime – qu’il a reconnu- muni de sa bague de fiançailles. Il s’empare, ce sera son doigt de substitution, lui qui n’en a que 9.

Ensuite ? Un nourrisson est retrouvé mort dans une voiture abandonnée sur la plage. Curieusement, les autorités ne s’y intéressent guère, et c’est Erhard qui va mener l’enquête.

Ce premier roman a de quoi décontenancer. L’écriture de Thomas Rydahl est assez lente et bavarde, ce qui est difficile à tenir sur la longueur (500 pages, tout de même !). « Dans l’île » a sans doute des qualités : son personnage principal est l’antihéros vieillissant et désabusé par excellence (un profil difficile, peu propice à l’empathie). L’huis-clos insulaire dans lequel il évolue crée une atmosphère propice au roman noir. Cependant sans doute faut-il être un inconditionnel de la littérature danoise, empreint de zénitude, pour en apprécier toute la substantifique moelle.

 

Barbara Mazuin

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