Disparues

Mooney, Chris (Traduit par Safavi, Philippe)

Policier & Thriller

Presses de la Cité (Paris), 2009, 307 pages, 20 €

:( :( Le retour du -pénible- psychopathe - critique complète

Couverture
Couverture du livre: Disparues

En 1984, Darby Mc Cormick échappe de peu à un tueur en série. Deux de ses compagnes de classe n’ont pas eu cette chance, laissant Darby se débrouiller avec un sentiment de culpabilité qu’elle traînera derrière elle  toute son enfance et son adolescence: pourquoi elles deux et pas moi ? Vingt ans plus tard, Darby travaille pour la police scientifique de Boston et n’a évidemment rien oublié de ce traumatisme de jeunesse, qui revient régulièrement la hanter. Bien que le tueur de ses deux amies ait été identifié et se soit suicidé, elle ne peut s’empêcher d’opérer un lien entre ses agissements et l’affaire qui l’occupe actuellement. Sur les lieux de l’enlèvement d’une jeune fille, elle découvre une autre jeune femme, désorientée et squelettique. Cette dernière se révèle être une des nombreuses jeunes femmes portées disparues dans la région depuis plusieurs années. Au fil de son enquête, Darby se rend compte que des dizaines de jeunes femmes ont ainsi disparu dans le pays, victimes sans doute d’un même psychopathe jusqu’ici non-identifié.

Sans paraître se douter de quoi que ce soit, Chris Mooney nous ressert ici une version –même pas personnelle, à moins de considérer que la médiocrité soit une particularité qu’il revendique avec ce roman- du tueur en série psychopathe tel que Thomas Harris nous l’avait dépeint via son personnage d’Hannibal Lecter, et tel que bien d’autres ont tenté –certains avec bonheur- de remettre au goût du jour depuis. Que ce soit clair, Chris Mooney ne fera pas partie des heureux successeurs de Harris. Il leur fera honte s’ils ont la malchance de tomber sur son bouquin tout juste bon à caler un meuble bancal. Dès le début de ‘Disparues’, le lecteur un rien connaisseur en littérature policière peut sans problème parier sur la teneur de la conclusion. Et rien, ni les personnages fades, insipides et calqués sans doute sur des canevas préétablis issus du ‘Petit guide de l’auteur de roman policier’, ni l’intrigue –prévisible donc mais surtout d’un ennui à rendre verts de jalousie les acteurs de ‘Les Experts : Miami’– ni même les quelques décors esquissés à la louche, rien donc, nada, knots, niks ne retiendra son attention jusqu’à cette dernière page qu’il se sera peut-être fait un devoir –comme votre dévoué serviteur- d’atteindre. Fuyez donc !

Nicolas Fanuel

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