Ecrit en lettres de sang

BOLTON, Sharon (Traduit par Bertrand, Marianne)

Policier & Thriller

Pocket, 2015, 576 pages, 8.1 €

:) :) :) :) Dear boss, I keep on hearing the police have caught me... - critique complète

Couverture
Couverture du livre: Ecrit en lettres de sang

Londres, 31 août au soir. Le jour anniversaire du premier crime de Jack L'Éventreur, Lacey Flint, jeune policière, découvre une femme lacérée de coups de couteau. Quelques heures plus tard, une journaliste reçoit une étrange lettre anonyme rappelant celles qu'envoyait le célèbre tueur londonien aux journaux...

Bientôt, les meurtres s'enchaînent et le doute n'est plus permis : plus de cent ans après la disparition du monstre, l'histoire se répète. Et, tandis que l'enquête avance, des pans du passé de Lacey ressurgissent, la liant inexorablement au tueur.

Au point de devenir très rapidement la principale suspecte… (quatrième de couverture)

 

Jack l’Eventreur. Ses meurtres, sa vie, ses identités. Jack the ripper, un des plus grands mystères du crime. Combien d’identités envisagées ? Combien d’enquêtes menées dans le passé comme de nos jours ? Quel auteur n’a-t-il pas au moins cité ce personnage dans un thriller ou une affaire de meurtre ? 1888, des meurtres sur des prostituées dans le Londres pauvre. Withechapel. Un quartier tristement connu qui fait l’objet de visites touristiques sur la thématique du célèbre tueur ! Quelqu’un pour s’intéresser réellement aux victimes ? De pauvres filles dans la rue qui n’auraient manqué à personne ? Mais la disparition du tueur, son identité, les interrogations qu’il laisse et son modus operandi laissent perplexes. Tout le monde veut savoir qui est Jack. Tout le monde voulait savoir et tout le monde veut connaître la vérité. Tant d’hypothèses avancées n’est-ce pas ? Un acharnement sans fin sur les victimes qui perdurent dans le temps avec l’utilisation de son nom. Jack est toujours là. Dans l’esprit des gens, dans l’histoire, dans les mystères, dans les non-dits. Il tue encore dans l’esprit des gens : il est toujours là. Ses lettres, sa provocation, toutes ces informations qui sont glanées depuis déjà 127 ans.

 

Lacey Flint connaît cette histoire, elle est passionnée de tueurs en série. Alors qu’elle revient d’une rencontre avec le potentiel témoin d’une affaire sordide, une femme meurt dans ses bras. Son corps a été mutilé. Les faits se bousculent après la découverte d’une lettre. Jack l’Eventreur est de retour ? Lacey est une policière spéciale, avec un caractère trempé et un passé trouble. L’affaire la prend aux tripes. Les meurtres s’enchaînent, les rapports avec les victimes de Jack l’Eventreur en 1888 correspondent : dates, mutilations, lettres. Tout conspire à lui nuire. Elle semble sous les feux des projecteurs quoiqu’elle fasse. L’histoire s’accélère, les liens opèrent, les doutes surgissent. La rapidité des faits donnent une impression de course incessante. Qui ? Pourquoi ? Comment ? Prévoir les meurtres, trouver un lien, veiller au grain. Une inlassable poursuite du temps et une course contre le diable. Contre “Jack the ripper”

Lacey est impertinente, secrète, hargneuse. Elle veut savoir. Elle connaît son histoire, à lui, un des plus grands tueurs en série de son époque. Pourquoi les mêmes meurtres ? Quels liens entre les victimes ? On rencontre toute une batterie d’intervenants qui ont tous leurs rôles à jouer. Du plus petit au plus grand. Ils ont tous leur pierre à apporter à l’édifice. Les chocs s’entrecroisent, les évènements forts aussi, des liens commencent à se créer entre les personnages. On ignore tout du long vers quoi tout cela va aboutir. Copycat ? Meurtres rituels ? Vengeances ? Vendetta menée par la victime de faits sordides ? Que penser dès lors ?

Lacey est-elle réellement ce qu’elle paraît être ?

Que de questionnements sans fin... 

 

Lorsque l’on connaît l’histoire de Jack l’Eventreur dans les détails, on se rend compte que le récit est fortement documenté. Les faits avérés sont des faits réels. L’histoire de Jack l’Eventreur est exploitée, explorée dans ses moindres détails. Les victimes, le sens qui est donné à chacun des meurtres, les mutilations, les liens vers une époque chargée au niveau humain.  

 

Comment lâcher un tel ouvrage ? A lire presque d’une traite… plusieurs heures qu’on ne voit pas défiler. Le rythme prend aux tripes, littéralement parlant. On s’essouffle, on peine, on a peur, on est dans l’horreur. Cette envie de savoir est presque abominable, et c’est cela qui rend le récit si accrocheur. On court avec Lacey après le tueur. On ressent presque tout ce qui lui passe par la tête. Rentrant dans ses doutes les plus profonds, dans ses envies… Pour savoir. 

Savoir mais à quel prix ? 

Elodie Mercy

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