GALVESTON

PIZZOLATTO, N. (Traduit par Furlan, P.)

Policier & Thriller

10/18 (Paris), 2013, 306 pages

:) :) IL FAUT QUE TU RESPIRES - critique complète

Couverture
Couverture du livre: GALVESTON

 

Roy, petit malfrat et homme de main, n'en a plus pour très longtemps : ses poumons sont criblés de trous blancs, signe d'un cancer en bon état d'avancement. Un malheur n'arrivant jamais seul, Roy découvre que son boss, sous prétexte d'une mission banale de recouvrement, l'a guidé dans un piège dans le but de le dessouder. N'ayant pas d'autre choix pour sauver sa peau, le voilà en fuite, emportant malgré lui une jeune fille – vraisemblablement prostituée – qu'il ne peut se résoudre à abandonner.

La jeune fille, Rocky (pour les intimes) convainc Roy de prendre sous son aile sa petite soeur, Tiffany, qu'elle va arracher aux mains d'un sombre individu.

Tous les trois, apprenant à se connaître (sans vraiment se découvrir), entrevoyant les promesses d'une vie tranquille, atteignent la bourgade de Galveston, au Texas.

Incognito, ayant changé d'apparence (il a coupé ses longs cheveux), Roy se rend compte des liens qui l'unit désormais aux deux demoiselles en détresse. Il commence cependant à supputer quelqu'ombre, tapie dans le non-dit : Rocky n'a-t-elle pas recommencé à jouer les séductrices monnayées ? Et Tiffany est-elle réellement sa soeur ? Autant de préoccupations qui finissent par faire baisser la garde de Roy : car il est l'objet d'une traque. En voulant faire chanter son ancien boss, sur base de documents compromettants qu'il possède, il ne fait qu' envenimer la situation. Désormais, ils sont tous les trois de nouveau en danger de mort...

« Galveston » est avant tout un roman d'atmosphère. Le tissu humain qui y est décrit est clairement marginal et criminel mais chaque personnage (à commencer par le « héros » Roy Cady) possède sa propre force psychologique, ses propres leitmotivs. Attachant malgré un passé peu glorieux, on se surprend à prendre Roy en pitié, sa maladie invasive y étant pour quelque chose. La personnalité de Rocky, complexe et mystérieuse, ajoute une couche de tension et la petite Tiffany, bouffée d'atmosphère enfantine, constitue le contrepoint véritablement craquant de l'intrigue.

« Galveston » est également un roman cruel, ironique, cynique. Nic Pizzolato, pour son premier livre, fait preuve d'une maîtrise totale et les quelques surprises et retournements de situation ne font qu'ajouter à la valeur générale d'une lecture fiévreuse et impatiente.(EA)

Eric Albert

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