Indésirable

SIGURDARDOTTIR, Yrsa (Traduit par Merci, Catherine)

Policier & Thriller

Actes Sud, 2017, 318 pages, 22.5 €

:( Incolore, inodore, insipide  - critique complète

Couverture
Couverture du livre: Indésirable

Employé d’un obscur bureau gouvernemental islandais, Óðinn est chargé d’enquêter sur Krókur, un foyer éducatif réservé aux adolescents à problèmes dans les années 1970. L’établissement est fermé depuis longtemps, mais des abus mis au jour dans d’autres centres incitent l’État à passer ces foyers au peigne fin pour éviter tout nouveau scandale.

Une chape de silence semble peser sur Krókur, mais peu à peu Óðinn découvre que de sombres secrets entourent les anciens pensionnaires. À l’époque, deux jeunes garçons y avaient mystérieusement trouvé la mort, asphyxiés dans une voiture. Et personne ne sait vraiment ce qui est arrivé au bébé du couple qui gérait le foyer, disparu le jour de sa naissance, et dont le destin macabre semble encore hanter les lieux.

À mesure qu’il creuse l’affaire, Óðinn se met à entendre des voix, comme si les fantômes du passé, réveillés contre leur gré, s’insinuaient dans sa propre vie. La bouche d’ombre susurre à son oreille, et lentement tout bascule. Le doute, frère du malaise, rogne peu à peu les fragiles certitudes de son existence : la mort récente de son ex-femme était-elle vraiment un accident ? Et qu’a vraiment vu sa fille de onze ans ce jour-là ?

Jouant habilement des ressorts du surnaturel, Yrsa Sigurðard-ottir, voix singulière de la littérature policière islandaise, signe un thriller spectral et glaçant.

Aucun risque que je ne vous fasse part de l’épilogue de ce roman à suspens. Car du suspens, il n’y en a aucun. Des voix off qui parasitent la tête d’un inspecteur en souffrance qui se bat contre ses démons, pendant qu’il enquête sur la disparition suspecte de petits démons… Encore et encore un être en souffrance qui enquête sur la souffrance d’autres êtres…

Aucun risque que je ne vous fasse part de l’épilogue, car je n’y suis même pas arrivé. À la centième page, paf, je referme le livre, las de ces romans policiers fades, lisses et sans nouveauté, un copier-coller des vieux succès.

Dommage, très dommage. 

Une première chronique de ce même livre a été publiée précédemment sur le site, retrouvez-là ici 

MULLIER, Pierre-Emmanuel

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