Je sais où tu es

Kendal, Claire (Traduit par Cunnington, Nathalie)

Policier & Thriller

Albin Michel, 2016, 384 pages, 19.9 €

:) :) :) “Aucune histoire n’est innocente, raconter c’est se mettre en danger, se taire c’est s’isoler” (B. Cyrulnik) - critique complète

Couverture
Couverture du livre: Je sais où tu es

Où qu'elle aille, il est là. Il la suit comme son ombre. Il est rentré dans sa vie. Rafe n'est qu'un lointain collègue de Clarissa. Mais depuis qu'ils ont passé la soirée ensemble, pour lui, elle lui appartient, leur amour est absolu... Même s'il la menace...

J’ai besoin de me retrouver dans un endroit où je peux penser, un endroit que j’aime. J’ai besoin de croire que les assassins qui torturent les femmes et dissimulent leur corps sous le plancher n’existent que dans les journaux. Pas dans la vraie vie. J’ai besoin de croire qu’il est normal d’aller se promener en fin d’après-midi, même si le ciel commence déjà à s'assombrir. Si j’y crois dur comme fer, ça deviendra peut-être vrai.

Clarissa est a priori une femme comme les autres. Avec son passé familial, son passé amoureux, ses douleurs, ses joies, son travail, ses passions. Mais Clarissa a commis une erreur qui hante le moindre de ses pas. Une erreur qui, de prime abord, peut être commise par chaque être vivant sur terre. Un peu ivre, elle accepte que son collègue de travail la reconduise chez elle. Il s’appelle Rafe. Elle a trop bu, elle le sait, mais en plus de cela elle ne se sent pas bien. A son réveil, elle sait que plus rien ne sera jamais pareil.

Chaque minute de sa vie se déroule en fonction de cette ombre dans sa vie. Il épie chaque pas, chaque geste, chaque mot. Il la poursuit, la pourchasse, la harcèle, ne lui laisse aucun moment de répit. Il l’attend à chaque coin de rue, la surprend aux seuls moments où sa garde est un peu baissée.

Cette histoire, est une histoire de harcèlement. Clarissa nous la raconte, nous la décrit. On vit avec ses craintes et ses peurs. On comprend plus loin encore la dimension de harcèlement et de violence psychologique.

La violence psychologique, violence mentale ou violence émotionnelle, est une forme d'abus caractérisé par le comportement agressif ou violent d'un individu vis-à-vis d'un autre individu qui peut par la suite résulter en un traumatisme psychologique, pouvant inclure anxiété, dépression chronique …”  http://fr.wikipedia.org/wiki/Violence_psychologique

Le pire étant peut être que, dans ce cas de violence bien spécifique, l'escalade peut être progressive ou rapide. Clarissa va essayer de prendre en compte des conseils pour éviter les contacts avec Rafe, mais quoiqu’elle fasse il sait toujours où la trouver…

Roman à suspens très prenant. On appréciera particulièrement la manière dont le récit est mené. Il y a deux phases bien spécifiques : le récit en tant que tel dans le quotidien, et le journal dans lequel Clarissa tente de noter chaque détail qui pourrait prouver qu’elle est victime de harcèlement. Cela rend la lecture intéressante et dynamique. On se retrouve entre la réalité et le vécu psychologique d’une personne qui a peur à chaque seconde de sa vie.

Le roman se lit rapidement. Il est efficace, ne prend pas trop de détours pour arriver à certains évènements. Il s’agit donc d’une bonne lecture. Elle laisse cependant un goût de trop peu vers la fin. Mais peut être est-ce le but après tout ?

Clarissa va-t-elle sortir indemne de ce harcèlement ?

Une personne victime de ce type de violences s’en sort-elle réellement ? 

 

Elodie Mercy

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