Je voyage seule

Bjork, Samuel (Traduit par Coursaud, Jean-Baptiste)

Policier & Thriller

Lattès, 2015, 512 pages, 22 €

:) La première d'une série? - critique complète

Couverture
Couverture du livre: Je voyage seule

Une petite fille est retrouvée pendue dans une forêt à l’aide d’une corde à sauter. Habillée d’une robe de poupée, elle porte un cartable adossé à ses épaules, et la pancarte « Je voyage seule » autour du cou. La brigade criminelle d’Oslo est en émoi. Holger Munch, commissaire, est dépêché par son supérieur hiérarchique pour aller demander l’aide de Mia Kruger, son ancienne collègue. Enquêtrice douée d’une intuition hors pair, elle a cependant dérapé en tuant l’homme qui était responsable du décès de sa chère sœur jumelle. Mia a depuis sombré dans la dépression, se réfugiant sur l’île d’Hitra, et ne se nourrit plus que d’un cocktail d’alcool et de médicaments en attendant son suicide programmé. Holger Munch ignore à quel point il lui sauve la vie en lui présentant les photos de l’affaire. Entre deux brouillards, elle remarque sur l’une d’elles un détail qui signifie que ce meurtre n’est que le premier d’une série. Mia pense qu’il est lié à une disparition de bébé dans une maternité quelques années auparavant. Munch était responsable de l’enquête à l’époque, et le bébé n’avait jamais été retrouvé. Ce dont Mia est sûre, c’est qu’il y aura d’autres petites filles…

Prenons les ingrédients suivants : une enquêtrice qui découvre par photo interposée un indice (très) mal interprété lors de l’autopsie, un traumatisme personnel profond, de sacrées coïncidences ou retournements de situation qui flairent un peu…Et pourtant, malgré ce mélange qui pourrait se révéler nauséabond, cela semble fonctionner, et la lecture se poursuit, digne d’intérêt. Rebondissements et nombreux dialogues apportent une certaine dynamique, et les intrigues secondaires qui viennent se cristalliser autour de l’enquête sont bien menées. Le dénouement l’est un peu moins mais ce premier thriller traduit en français reste de bonne facture, sans répondre à une grande ambition.

Ah, oui, un détail : « Voiture », « véhicule », « berline »…l’auteur semble ignorer l’existence de ces mots dans la langue norvégienne. Ils sont systématiquement ignorés, s’agissant de la voiture de Munch, faisant place à un placement de produit plutôt douteux.  

Barbara Mazuin

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