L'ANGE AUX DEUX VISAGES

UPSON, Nicola (Traduit par Haas, P.)

Policier & Thriller

10/18 (Paris), 2010, 476 pages

:) :) Des péchés capitaux - critique complète

Couverture
Couverture du livre: L'ANGE AUX DEUX VISAGES

 

Inspecteur à Scotland Yard, Archie Penrose espère bien se reposer un peu lors d’un séjour de deux semaines dans sa région natale, les Cornouailles. Il est d’autant plus sûr d’apprécier qu’il y a convié son amie Josephine Tey, auteur de pièces à succès et d’un premier roman policier estimé. La jeune femme espère bien trouver l’inspiration à la campagne pour en écrire un deuxième, d’autant plus que le théâtre lui rappelle pour l’instant de biens mauvais souvenirs (voir le précédent - et premier - titre de la série : « Crimes à l’affiche »). Hélas, ici encore, elle va assister à de tragiques évènements :

 

A peine arrivé, Archie se voit confier le devoir de porter le cercueil d’un voisin, Harry Pinching. Le jeune homme a été retrouvé mort dans le lac bordant le domaine des Motley-Penrose. Il laisse dans l’embarras une sœur jumelle et une jeune sœur légèrement retardée. Sa jumelle semble en vouloir particulièrement au jeune vicaire, Nathaniel Shoebridge, ami d’enfance de Harry. Mais de quoi ?

Il est temps d’arrêter là le résumé, sinon grand est le risque de vous embrouiller avec les noms des nombreux protagonistes qui peuplent ce roman ! Rebondissements et coups de théâtre l’anime, au point que l’on se demande, comme lors de la lecture d’un Camilla Läckberg, si autant de faits peuvent émailler la vie d’une communauté ! Ces auteurs osent, quelque part, mettre en péril la crédibilité de leur récit, au risque de virer vers le grotesque. Heureusement, les deux romancières s’en tirent brillamment : Nicola Upson manie avec brio secrets familiaux, relations illicites, filiation douteuse, jalousie, luxure,… et surtout d’autres drames ! Ce qui fera dire à  Josephine : « Tant d’amour et tant de malheur ». Car au cœur des différentes intrigues de « L’ange aux deux visages », se trouve une merveilleuse et terrible histoire d’amour.

Ah, elle semble bel et bien révolue, l’époque où l’on se « contentait » d’un cadavre pour tenir tout un roman !

Notez que, à l’instar de Oscar Wilde et de Sigmund Freud, mis à la sauce « policier historique »  chez 10/18, Josephine Tey a réellement existé. Plus précisément, c’était l’un des pseudonymes utilisés par Elizabeth Mackintosh (1896-1952), romancière et dramaturge écossaise, fort appréciée par ses contemporains. Même si elle fuyait les interviews, certains détails de sa vie sont connus des biographes grâce aux parties autobiographiques de son œuvre. Nicola Upson les reprend à la fin du livre, afin de démêler la vérité de la fiction. Bah,  du moment qu’elle reprend son pseudonyme et non son vrai nom, cela signifie qu’on est plus dans l’imaginaire, et que la prise de liberté peut être plus grande. Quelle importance, finalement ?

Elizabeth Mackintosh a écrit 8 romans policiers. Souhaitons autant de titres dans la série qui lui est consacrée chez 10/18 !

Barbara Mazuin

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