La chasse au trésor

CAMILLERI, Andréa (Traduit par Serge Quadruppani)

Policier & Thriller

Fleuve Noir, 2015, 304 pages, 20 €

:) :) :) QUEL SOUFFLE ! - critique complète

Couverture
Couverture du livre: La chasse au trésor

Chaque nouveau roman de Camilleri est pour moi une occasion de m’évader en Sicile et d’y retrouver mon commissaire préféré, Salvo Montalbano. Je sais que je me répète, mais que voulez-vous : je suis une inconditionnelle de cet univers si particulier.

Une fusillade vient d’éclater à Vigata. Gregorio Palmisano et sa sœur Caterina, 70 et 68 ans, vivent ensemble dans un appartement rempli d’une impressionnante collection de croix. Ces véritables dévots  se prennent subitement pour le bras vengeur de Dieu et, depuis leur balcon, tirent sur les habitants de Vigata. La police sous les ordres de Montabalno intervient et met fin aux agissements de ces fanatiques. Lors de la perquisition, le commissaire découvre une poupée gonflable toute rafistolée dans le lit du vieux. Religion et perversion allant parfois bien ensemble, il n’y a pas de quoi en faire un plat. Sauf que la presse, elle, s’en donne à cœur joie. Montalbano va pourtant bientôt se poser bien d’autres questions lorsqu’on lui signale la découverte d’un corps de femme dans une poubelle : il s’avère que le cadavre est une autre poupée gonflable en tous points semblable, rustines comprises, à celle dénichée chez les Palmisano. Les anecdotes qui vont se succéder durant l’enquête sur les substituts en latex vont bien sûr entraîner les lecteurs dans des séquences de franche rigolade. Le tout va se pimenter lorsqu’un mystérieux inconnu va mettre Montalbano au défi  dans une sorte de chasse au trésor balisée par des énigmes … Le comique, voire le burlesque, qui prévalait jusque-là  va vite tourner au tragique suite à l’enlèvement très inquiétant d’une jeune fille.

Nous sommes bien de retour dans l’univers unique de Camilleri. Encore une fois, c’est en main de maître qu’il fait osciller son récit entre humour et noirceur en n’oubliant pas de se laisser gagner par le rocambolesque, parfois … Le tout au service d’un dénouement dont il a le secret. Et c’est toujours un régal de retrouver les personnages quasi « cartoonesques » du commissariat de Vigata. Je ne m’en lasse jamais. Notez qu’Andrea Camilleri a eu 90 ans en septembre dernier ! Sa verve et  son imagination, intactes, méritent le plus grand respect !!! 

Bernadette Agostini

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