LA NUIT, IN EXTREMIS

BOUHIER, Odile

Policier & Thriller

10/18 (Paris), Grands Détectives, 2014, 280 pages, 7.5 €

:) :) La révolte des poilus - critique complète

Couverture
Couverture du livre: LA NUIT, IN EXTREMIS

Le troisième volet dédié aux Lyonnais Kolvair et Salacan colle à l’actualité : son intrigue concerne en effet la guerre 14-18, avec son cortège d’horreurs et d’aberrations hiérarchiques.

Le commissaire Kolvair a perdu une jambe dans les tranchées. C’était lors d’une mutinerie dans le Chemin des Dames ; il avait 17 ans…Certains mutins furent exécutés, d’autres faits prisonniers.

Quatre ans plus tard, Kolvair apprend la libération d’Anthelme, qu’il a vu à l’œuvre dans ce contexte trouble. Le gars est dangereux, voire psychopathe, et sa libération constitue un danger pour la société. C’est du moins ce dont Kolvair est persuadé. Il décide de le prendre en filature…

Odile Bouhier nous convainc aisément que l’année 1921 constitue un contexte historique passionnant. On le sait, le 20è siècle est véritablement né après la Première Guerre mondiale. L’histoire judiciaire voit apparaître la prohibition et une modernisation des méthodes d’investigation : préservation des scènes de crime, exploitation des empreintes digitales,…

L’évolution de la médecine transparaît à travers le personnage de Salacan, dont la fille Suzanne est atteinte de mongolisme, et dont le fils vient d’être diagnostiqué diabétique. Or, ce qui deviendra l’insuline n’en est qu’à ses balbutiements…

Vous l’aurez compris : « La nuit, in extremis » est un roman riche et prenant. 

Barbara Mazuin

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