LA PHRASE QUI TUE

MCDONALD, Craig (Traduit par Menanteau, P.)

Policier & Thriller

Belfond (Paris), Noir, 2012, 395 pages, 22.5 €

:) Le titre qui tue - critique complète

Couverture
Couverture du livre: LA PHRASE QUI TUE

Hiver 1924. Hector Lassiter retrouve son ami Hemingway et son épouse à Paris, où ils partagent leur temps entre picole amicale, lecture, et surtout écriture. C’est que la bohème bat son plein, Rive gauche. Beaucoup de ceux qui y évoluent sont écrivains, poètes, tandis que d’autres se cherchent encore, ou publient sous couvert d’un pseudonyme.

Il fait ainsi la rencontre de la sublime Brinke Devlin, officiellement muse, ou « pute », selon les versions, mais en réalité auteur de polars sous pseudo masculin. La belle a du caractère, est intelligente et aussi cynique que Lasso, qui ne tarde pas à tomber amoureux.

Mais une série de meurtres  secoue ce petit monde littéraire…visant des éditeurs de petites revues. Conséquence douteuse qui ne manque pas de cynisme : L’inspiration vient à Hector et Brinke, qui mêlent étroitement fiction et réalité…

La poétesse Gertrude Stein invite alors ses amis auteurs de romans policiers à mettre en commun leur ingéniosité, afin d’arrêter le tueur en série…avant qu’il ne s’attaque à l’un d’entre eux…

Lasso, pris entre plusieurs femmes au tempérament passionné, doit se rendre à l’évidence, avec son ami Hemingway : Il n’y a pas un, mais plusieurs assassins ! Les deux compères auront dès lors fort à faire pour démêler tout cela…

Quatrième aventure de ce duo d’amis écrivains, « La phrase qui tue » (titre assez malheureux…L’original étant « One true sentence ») revient en arrière, nous faisant passer de 1965 dans « On ne meurt qu’une fois », à 1924 ici. Le jeune Hector Lassiter écrit d’ailleurs sous nos yeux les premières lignes de « Rhapsodie en noir » (EN 62). Il est d’ailleurs amusant de voir à quel point le genre policier est encore considéré comme un sous-genre, dont il est honteux d’être l’auteur…

Le personnage d’Hector Lassiter, sorte de « Solo lobo » cynique, est fort agréable à accompagner, et l’on ne peut que ressentir une grande tendresse pour « Hem’ », même si son rôle de faire-valoir est ici un peu trop flagrant…

Barbara Mazuin

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