LE SANG DES PIERRES

THEORIN, Johan (Traduit par Cassaigne, R.)

Policier & Thriller

Albin Michel, 2011, 425 pages, 20 €

:( Elfes et Trolls - critique complète

Couverture
Couverture du livre: LE SANG DES PIERRES

Retour à Oland, l’île chère à Theorin (voir « L’heure trouble », et « L’écho des morts »). L’hiver se termine, et les habitants réinvestissent les lieux. L’auteur fait sortir Gerlof (déjà rencontré dans les titres ci-dessus) de sa maison de repos, afin qu’il puisse retourner dans sa maison, et côtoyer ses nouveaux voisins :

Peter Mörner s’installe dans une maison héritée, avec son jeune fils, et, théoriquement, sa petite fille. Mais celle-ci souffre d’une maladie non encore identifiée, et subit une batterie d’examens à l’hôpital. Peter souhaite couper les ponts avec son passé, et notamment son père, un vieil homme qui semble encore tremper dans de sombres combines.

A côté d’eux débarquent Vendela Larsson avec son écrivain de mari, Max. Celui-ci est un homme profondément égoïste et désagréable. Vendela a l’habitude de se réfugier dans les anti-dépresseurs, mais espère revenir à un mode de vie plus sain, dans un environnement favorable. Elle a grandi sur l’île, et connaît toutes les histoires qui la concernent. Celle des Elfes, par exemple, dont le domaine est la lande, qui ont voulu descendre vers la mer. Mais la carrière qui se trouvait là est le domaine des Trolls, et le lieu de rencontre fut sanglant. A présent, une veine rouge court sur la pierre claire, juste au-dessus du sol. On dit qu’il s’agit du sang pétrifié.

Et en cette nuit de Walpurgis, qui marque la fin de l’hiver, la Mort ne va pas tarder à frapper parmi les humains…

Alléchés ? Je vous refroidis tout de suite : J’ai déclaré forfait à la page 107.

Quel ennui, mes amis ! L’auteur prend le temps d’installer son petit monde, de distiller petits faits et de nombreux fragments du passé. Ceci à travers les carnets de l’épouse décédée de Gerlof, qu’il découvre, et les souvenirs de Vendela, fortement liés aux créatures imaginaires. On voudrait que ça décolle, que le présent se révèle un peu plus palpitant, et en attendant on déplore le manque de style de l’auteur. De rapides coups de sonde dans la suite du bouquin ne fait absolument rien regretter ; c’est le livre tombé des mains assuré. Johan Theorin avait bien tenté de nous allécher, en offrant un prologue où Peter Mörner se trouvait dans une situation des plus délicates. Las !

Pourtant, « L’écho des morts » avait récolté toute mon adhésion : Theorin y flirtait avec le surnaturel de façon magistrale. Les Elfes n’ont, hélas, pas le même pouvoir de séduction ! (B.M.)

Barbara Mazuin

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