Le verger de marbre

Taylor, Alex (Traduit par Pons, Anatole)

Policier & Thriller

Gallmeister, 2016, 288 pages, 20 €

:) :) Un premier roman réussi chez Néonoir - critique complète

Couverture
Couverture du livre: Le verger de marbre

Beam Sheetmire a 19 ans. Il n’est pas très dégourdi et plutôt solitaire, sans doute un peu à cause de sa maladie, la narcolepsie. Avec ses parents Clem et Derna, il fait traverser en ferry des passagers sur une rivière du Kentucky. Un soir, il embarque un drôle de type, un voyageur un peu agressif, qui finit par s’emparer de la caisse. Beam se défend et tue involontairement le voleur.

Le jeune homme fait appel à son père, qui reconnaît le fils de Loat Duncan, un homme puissant qui se place au-dessus des lois. Paul Duncan venait de s’enfuir de prison, et était sur le point de rejoindre le domicile de son père. Clem incite Beam à fuir après avoir plongé le corps dans la rivière.

Outre le shérif local, Loat et sa clique se mettent à la recherche de Beam, tout comme un drôle de routier vêtu d’un costard, et finalement Clem, poussé par Derna.

Commence pour Beam une course-poursuite impitoyable, teintée de rencontres, humaines et canines, au cœur des bois de la région.

Ce court roman noir est bien plus réjouissant et profond qu’il ne semble de prime abord! Premier roman, « Le verger de marbre » séduit d’abord par son écriture, qui fleure le feu de camp, la poussière des berges, le fauteuil à bascule sous le patio et la sueur aigre. Nous sommes dans le Sud, avec ceux qui essayent de gagner leur croûte, de façon pas toujours honnête, ses gangsters locaux, leur violence et leur impunité autoproclamée.

Ensuite, parce que le lecteur découvre de façon habile et maîtrisée les véritables tenants et aboutissants de l’histoire. Beam n’est qu’une étape dans une arborescence complexe, une victime de l’héritage familial. Derrière et sur son dos, chacun va vouloir régler les comptes du passé.

Car les personnages finissent par dévoiler leur profondeur et leurs blessures. Ce qui les motive étonne parfois, mais tient la route. Le Verger n’est autre que le jardin du Mal. Cette critique sociale représente un très bon cru de la collection Néonoir !

Barbara Mazuin

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