LES AILES DU SPHINX

CAMILLERI, Andréa (Traduit par Quadruppani, S.)

Policier & Thriller

Fleuve Noir, 2010, 230 pages, 19.9 €

:) :) :) Zèle de Papillon - critique complète

Couverture
Couverture du livre: LES AILES DU SPHINX

Je ne peux encore une fois qu’encourager ceux qui ne le connaissent pas de découvrir Salvo Montalbano, le commissaire fétiche d’Andrea Camilleri. Il enquête cette fois sur le meurtre d’une jeune femme, retrouvée nue dans une décharge, avec comme seul indice un petit tatouage en forme de papillon sur l’épaule. C’est ce petit papillon, un sphinx, qui va le mettre sur la piste d’une association caritative catholique pas très nette, qui occupe de jeunes immigrées russes à des fins qui ne sont pas très …catholiques. Une autre affaire le concerne en même temps : l’enlèvement d’un riche marchand de bois, connu au pays pour son penchant pour les jolies femmes, et pour la jalousie exacerbée de sa propre épouse. Au cours de ces péripéties, Montalbano va se heurter à des sphères importantes de l’église et de l’état. Et une fois encore, il nous dévoile, au détour de ses humeurs, ses états d’âme. D’autant plus que ses relations avec sa fiancée génoise, Livia, se sont détériorées depuis son aventure avec une jeune demoiselle (cf. « l’été ardent », l’opus précédent).

Avec une équipe de personnages hauts en couleurs, devenus si familiers aux fans dont je fais partie, avec les penchants gourmands qu’il donne à son commissaire, l’auteur nous entraîne une fois encore dans une tragicomédie pleine de rebondissements. Et il y a, bien sûr, la fabuleuse traduction de Serge Quadruppani, - je ne cesserai jamais de le dire - qui sait encore et toujours trouver la façon géniale de restituer cette langue si savoureuse. Je ne suis sans doute pas assez objective lorsque je parle d’un Montalbano. Je pense que quelqu’un qui prend pour la première fois un roman à ce stade-ci de l’évolution du personnage, doit se sentir un peu « hors du coup », tant les différents membres de l’équipe sont apparus progressivement et que l’on a donc pu faire leur connaissance au fil des aventures précédentes. C’est pourquoi je recommanderai à ceux pour qui il s’agit d’un premier contact d’entrer dans le monde du commissaire en lisant les premiers livres. A ceux qui le connaissent, je leur souhaite une aussi bonne lecture que celle qui fut la mienne, cette fois encore.

Bernadette Agostini

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