LES VESTIGES DE L'AUBE

KHARA, David S.

Policier & Thriller

10/18 (Paris), 2014, 261 pages

:) Un duo policier atypique… - critique complète

Couverture
Couverture du livre: LES VESTIGES DE L'AUBE

Barry Donovan a tout perdu dans les attentats du 11 septembre : sa famille, sa foi en la vie et en Dieu.

Deux ans plus tard, toujours policier à la NYPD, il peine à reprendre du poil de la bête. Il tient pourtant le coup uniquement grâce à son job…et à ses conversations virtuelles avec un mystérieux inconnu…

Werner  von Lowinsky s’exprime de façon un peu désuète mais très polie, et il est très apaisant. Il ne dit rien de son emploi du temps et semble toujours connecté et prêt à discuter avec Barry. Alors que le policier évoque l’affaire de meurtres en série sur laquelle il enquête, Werner propose de le rencontrer, très vite même, de l’aider…Car Werner n’est pas un homme comme les autres : il est né en 1812 à New York…

Le duo de policiers atypique est devenu un vrai classique. Le partenaire, imposé par la hiérarchie ou la nécessité de l’enquête, qui se révèle indispensable malgré de grandes divergences sociales ou de tempérament. David S. Khara avait commis la trilogie Bleiberg sans s’attendre à un tel succès : 100.000 exemplaires du premier tome vendu. L’ouvrage où l’on fait connaissance avec l’agent du Mossad Morgenstern sera même adapté au cinéma.

Changement de style, ici, et comment ! Coller un flic new-yorkais fragilisé aux basques d’un vampire solitaire, il fallait oser ! Les deux partagent la même avidité d’un repère auquel se raccrocher : L’amitié sincère et véritable. Cette quête émane, hélas, d’un terrible drame qui les a fait tout perdre, dans des circonstances devenues historiques : la guerre de Sécession pour Werner, le World Trade Center pour Barry. La folie faite homme…

Werner étant un inconditionnel des enquêtes de Sherlock Holmes, il a un goût prononcé pour le mystère. Après s’être construit, au fil des décennies, un abri protecteur, il aspire à se rapprocher des vivants, lui qui ne peut plus éprouver ni douleur ni émotions.

L’auteur construit son ouvrage en alternant le point de vue de Werner, écrit à la première personne, avec l’enquête de Barry.

Certes, l’ouvrage est agréable à lire, et ses 250 pages se lisent rapidement. On est curieux de connaître le vampire et ses intentions, même si l’on ignorait lire un récit fantastique au départ (à moins d’être totalement allergique au genre !). Mais il faut reconnaître que l’enquête à proprement parler déçoit. Vite résolue par le vampire, et par des moyens peu délicats, ses éléments sont transmis promptement à Barry qui n’a plus qu’à suivre « la voie administrative » et étayer les preuves. Avec la commode éviction d’un partenaire douteux.

Mettant ces bémols sur le compte d’un premier titre, celui mettant en scène leur rencontre et l’acceptation par Barry de l’état de Werner, nous émettrons un jugement plus définitif dans la critique du tome suivant, «La nuit éternelle », à lire très vite sur le site d’Encre noire !

Barbara Mazuin

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