MEME GOES TO HOLLYWOOD

MONFILS, Nadine

Policier & Thriller

Belfond (Paris), 2014, 225 pages, 19 €

:) LE CAS RATE DE JEAN-CLAUDE - critique complète

Couverture
Couverture du livre: MEME GOES TO HOLLYWOOD

 Bien décidée à unir sa destinée à celle du grand Jean-Claude Van Damme, Mémé Cornemuse trace son chemin, jusqu'aux States et ne s'embarasse ni des personnes qu'elle peut rencontrer, ni des catastrophes qu'elle peut provoquer, encore moins de la bienséance, de la politesse et du savoir-vivre. Après avoir été adoptée par une famille « très prout-prout » suite à une émission de télévision, Mémé, tronche en biais et bas nylons filés roulés sur les mollets s'improvise vendeuse de frites et usurpe – à coups de couteau aiguisé – la place de cuisinier sur un bateau qui doit la mener sur le Nouveau Monde. Bien entendu, rien ne va tourner comme prévu. Voilà qu'une rumeur prétend que JCVD est en visite chez sa famille, ici, en Belgique. Il n'en faut pas plus pour convaincre Mémé de se lancer, corps de braise et tête de boeuf, à l'assaut des affreux qui ont osé le kidnapper.

Nadine Monfils exploite depuis quelques titres ce personnage de folle dingue belge, à la gouaille avinée et aux traits d'esprits savoureux, au travers d'aventures déjantées, comico-pathétiques et qui déchirent tout sur leur passage. N'hésitant pas à utiliser le parler belge, foulant aux pieds la morale la plus élémentaire, osant des scènes plus scabreuses que les interventions du député Louis au Parlement, trucidant à qui mieux mieux, Mémé Cornemuse, c'est un peu une Annie Cordy trash et perverse jusqu'à l'os.

Oui mais...concentré sur un petit deux cents pages, ce mix qui ne vous laisse pas un moment de répit se révèle à la limite de l'indigeste. Trop is te veel comme on dit chez nous et la lecture, pour intensive qu'elle soit, à l'instar d'un titre de San-Antonio, finit par provoquer une certaine distanciation envers les personnages. On survole le récit, on s'amuse de quelques bons mots à la Audiard et on atteint la fin avec un sentiment mêlé de satisfaction et de soulagement.

La fin d'un filon d'inspiration, peut-être ? (EA)

Eric Albert

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