Noir est mon double

Rosto

Policier & Thriller

Belfond (Paris), 2014, 258 pages, 19 €

:) :) :) Deux hommes que tout oppose… Le même combat... - critique complète

Couverture
Couverture du livre: Noir est mon double

Charenton-le-Pont. Sous l'objectif d'un témoin pétrifié, la petite Magali, 10 ans, est enlevée en pleine rue. Le coupable : un pédophile et tueur en série bien connu de la police. Mais cette fois on ne retrouve pas le corps, et la mécanique du crime ne correspond pas à son mode opératoire. Pour Sam Volopian, de l'Office central des disparitions inquiétantes de personnes, le pédophile n'est qu'un homme de paille dans cette affaire. Il est le paravent destiné à dissimuler le véritable commanditaire du kidnapping : Nerva, gangster albanais à tête de squale et chef d'un puissant réseau de grand banditisme. Tandis que Volopian remonte un par un les intermédiaires menant au Squale, son rival, Alexander, justicier sans foi ni loi, le devance dans une course effrénée pour récupérer la petite Magali. Containers à organes voyageant dans les valises diplomatiques, hôpitaux italiens abritant des greffes illégales : à travers toute l'Europe, Volopian et Alexander s'affrontent tout en traquant Nerva et démêlent les fils d'un trafic d'organes tentaculaire impliquant équipes de courtiers, médecins et infirmiers légaux. Une organisation hygiénique, sûre ; aussi confortable qu'une structure privée. Les pays riches d'Europe n'ont plus aucune garantie de sécurité et d'éthique, et, dans la voiture de Nerva, la petite Magali s'achemine vers une fin tragique. (présentation de l’éditeur)

 

Lorsqu’on lit le quatrième de couverture de l’ouvrage, on se voit déjà embarqué dans un type de thriller classique. Loin de là. Le récit est développé sous deux points de vues différents en alternance. Alexander Von Niemand et Sam Volopian raconte l’histoire. Ils la vivent. Ils sont différents, complètement différents. Ils s’attaquent à la même histoire mais pas du tout sous le même angle. D’où l’intérêt du récit. Impossible de se douter du déroulement de l’enquête. Cela rend l’histoire passionnante et palpitante. Les deux hommes dont nous suivons les progressions n’ont pas le même rythme, pas la même personnalité. Ils ont très peu de points communs au final. Mais il s’agit de la même enquête. Et tout est extrêmement minutieux : détails, suivis, déroulements, personnages, perspectives. C’est au final un combat haletant et documenté. Le nom de l’auteur “Rosto” est en fait un pseudonyme pour Philippe Ségur qui est un universitaire spécialisé dans les droits de l’homme (il enseigne le droit constitutionnel et philosophie politique à l’université de Perpignan). L’on comprend dès lors plus encore son sens de la minutie et cette analyse du trafic humain pour des greffes illégales.

Elodie Mercy

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