Pandemia

THILLIEZ, Franck

Policier & Thriller

Fleuve éditions, 2015, 648 pages, 21.9 €

:) :) :) Vengeance virale - critique complète

Couverture
Couverture du livre: Pandemia

Les trois cadavres de cygnes découverts dans le parc du Marquenterre et analysés par une équipe de l'Institut Pasteur ont fini par livrer leur secret : si la cause de leur mort peut sans aucun doute être attribuée au virus de la grippe, ce qui coince, c'est que personne n' a jamais rencontré cette souche précise du virus. Dès lors, l'équipe dans laquelle travaille Amandine Guérin engage une course contre la montre : il s'agit de retrouver le « patient zéro » -le point de départ du virus- trouver les autres victimes et s'assurer que le virus ne se transmet pas à l'homme. Le tout sans éveiller les soupçons de la population afin de ne pas réitérer la panique de 2008. Parallèlement, nous suivons la nouvelle enquête de l'équipe de Franck Sharko et de sa compagne Lucie Henebelle, confrontée au meurtre d'un simple passant et de son chien dans un bois de la banlieue parisienne. Plus que le meurtre et l'apparente banalité des victimes, c'est surtout la manière dont elles ont été assassinées qui interpelle les enquêteurs : les deux corps semblent avoir été labourés par de grandes griffes recourbées. Pas d'indice et une équipe réduite pour cause de grippe contagieuse, l'enquête s'annonce ardue.

Même si vous n'avez pas lu le précédent opus de Thilliez - « Angor » -, vous n'aurez aucun problème à vous plonger dans celui-ci, et surtout à la dévorer jusqu'au bout. Car, autant le savoir, « Pandemia » se révèle bien comme un prolongement d' « Angor » en ce sens que, alors que les enquêteurs croyaient en avoir fini avec cette ancienne affaire, ils en retrouvent certains protagonistes assoiffés de vengeance dans celle-ci. Le volume compte 640 pages, découpées en courts chapitres haletants, à l'efficacité propre aux « page-turner » auxquels Thilliez nous a habitués. Même si la psychologie des personnages se révèle assez basique et que la grande priorité est donnée à l'action, force est de constater que la vraisemblance de l'intrigue et le fait qu'elle nous plonge au coeur d'une des grandes peurs humaines -la pandémie- nous l'ont rendue des plus attachantes et que nous nous y sommes laissés couler sans difficultés. Plaisir coupable d'un roman de genre bien fichu qui, même si les situations difficiles n'y manquent pas, évite les descriptions sanguinolentes et nous mène par le bout du nez très exactement où son auteur l'avait décidé. Succombez donc.   

Nicolas Fanuel

Commentaires

Il n'y a aucun commentaire. Soyez le premier à ajouter un commentaire !

Poster un commentaire

Nom:
Adresse email:
Site web:
Combien font quatre plus cinq?
Poster