Sans lendemain

Hinkson, Jake (Traduit par Aslanides, Sophie)

Policier & Thriller

Gallmeister, 2017, 240 pages, 20.1 €

:( Sans intérêt - critique complète

Couverture
Couverture du livre: Sans lendemain

Billie Dixon parcourt les routes du Midwest  – Missouri, Arkansas, Tennessee -  pour y vendre des bobines de films médiocres à des gérants de cinéma locaux. La jeune femme aurait préféré être scénariste mais sa compagnie avait plus besoin d’un chauffeur. Tant pis, c’est un emploi.

Billie porte un nom masculin, William, et elle aime les filles, ce qui est contraire aux mœurs des années 40.  De plus elle travaille pour Hollywood, ce qui ne manque pas d’attirer l’attention dans ces petites villes de péquenauds.

On lui avait bien dit d’éviter l’Arkansas…Elle n’a pas tenu compte des avertissements et  parvient à Stock’s Settlement, où le cinéma est interdit par le pasteur du coin, revenu aveugle de la guerre. Ce prédicateur fanatique a par contre une très ravissante épouse, Amberly, vers laquelle Billie se sent immédiatement attirée…C’est le début d’une série d’ennuis…

Né dans l’Arkansas, Jake Hinkson porte toujours cette portion de territoire américain en lui, malgré l’exil. Depuis, les reliefs accidentés des Ozarks font intégralement partie de ses romans, que ce soit dans « L’enfer de Church Street », premier roman de Jake Hinkson, ou dans « Sans lendemain ». Ses personnages sont condamnés à y errer, ou à n’en ressortir qu’en fuite, ou morts. L’Arkansas ne laisse personne indemne chez cet auteur noir par excellence. 

Hélas, « Sans lendemain » n’est qu’une suite d’évènements bruts, sans grande subtilité psychologique ou scénaristique. Les faits se succèdent sans grand intérêt, et l’on comprend assez vite les motivations et enjeux des personnages principaux. Le lecteur suit l’ensemble d’un œil compatissant au vu du nombre de pages restreint.  Avant de refermer le livre avec le sentiment que sa lecture ne lui a rien apporté de particulier, ni plaisir ni réflexion sur les thématiques effleurées : la place de la femme dans la société américaine des années 40 ou l’amour entre femmes par exemple. 

Barbara Mazuin

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