UNE NUIT ETERNELLE

KHARA, David S.

Policier & Thriller

Fleuve éditions, 2014, 310 pages, 18.9 €

:) Werner et son lointain passé - critique complète

Couverture
Couverture du livre: UNE NUIT ETERNELLE

Après avoir été sévèrement blessé lors d’une intervention (voir sur ce site « Les vestiges de l’aube »), Barry est de retour dans son unité. Suite à une médaille remise pour la forme et le comportement incompréhensible de Lana Carvey, la légiste amoureuse de lui, le jeune policier subit les quolibets de ses collègues. Il est donc plutôt heureux de repartir sur une affaire. Il est cette fois accompagné d’Abigayle Raven, sa collègue homo, et de Spoutnik, grande carcasse au cœur tendre.

Hélas, c’est une sale affaire qui va couronner son retour. Le pasteur Deshawn Willard et son fils de 11 ans sont retrouvés égorgés dans leur appartement. L’assassinat d’un enfant secoue tous les membres de la brigade. Un élément sordide attire également leur attention : autrefois boxeur respecté, Willard a été amputé post-mortem d’une main. Celle-ci reste introuvable, tandis qu’un suspect est appréhendé sur place.

Clamant qu’il veut absolument parler à Barry, Jimmy Lean est un ancien délinquant devenu l’indic de celui-ci. Malgré ses empreintes retrouvées sur l’arme du crime, une courte épée, Barry ne croit pas une seconde en sa culpabilité.

De son côté, Werner Von Lowinsky, vampire de son état et ami fidèle du policier, n’entend pas être laissé en reste. Il s’est juré de toujours protéger Barry, mais c’est Lana qu’il sauve dans un premier temps d’une mort certaine : deux individus imposants, au visage très pâle et vêtus d’un cache-poussière dignes d’un western, s’en prennent à elle, sous la houlette d’un mystérieux individu au visage masqué d’une capuche…

Les deux molosses avaient été aperçus quelques jours auparavant en compagnie de Lean...et connaissent Werner, ce qui est pour le moins troublant. L’aristocrate se verra obligé de se confronter à son passé, mettant Barry et Lana en danger.

Après quelques premiers doutes, il faut reconnaître que David Khara a su y faire pour allier dans une indéfectible amitié deux êtres qui n’ont qu’en commun d’avoir subi la perte, dans des circonstances dramatiques, de leurs proches. L’un au 21è siècle et l’autre durant la Guerre de Sécession, tout de même. Plus que des histoires de vampire, cette série offre un vrai polar maîtrisé. Le point de vue des vilains bonhommes y est exposé en alternance, pour mieux nous aider à comprendre et à s’accrocher à la lecture. Pari plutôt réussi.

Barbara Mazuin

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