UNE PRIERE POUR LES DAMNES

Tremayne, Peter (Traduit par Prouteau, H.)

Policier & Thriller

10/18 (Paris), Grands Détectives, 2010, 374 pages

:) :) God bless them! - critique complète

Couverture
Couverture du livre: UNE PRIERE POUR LES DAMNES

Fidelma et Eadulf se sont soumis à la loi irlandaise, qui exige qu’un couple vive un an et un jour ensemble, avant de se prononcer définitivement pour le mariage, ou se séparer sans autre forme de procès. Mais tous les deux souhaitent confirmer leur engagement, d’autant qu’entre-temps est né le petit Alchù.

Hélas, alors qu’Eadulf aurait préféré une cérémonie intime, tous les rois, les nobles et autres personnalités prestigieuses, civiles ou religieuses, sont conviés. Car Fidelma est également la sœur du roi !

Parmi les convives, l’abbé Ultàn, personnage arrogant, autoritaire et des plus pieux, venu avec la ferme intention d’empêcher cette union « contre nature » : il suit en effet les lois de Rome, qui interdit toute union légale entre ecclésiastiques.

Mais Fidelma et son frère Colgu n’auront pas l‘occasion de contrer l’importun, car il est assassiné dans la nuit précédent le mariage ! Et des témoins ont vu le roi Muirchertach Nàr, roi du Connacht, s’enfuir de la chambre du crime. De là à l’avoir vu assassiner l’abbé, il n’y a qu’un pas que Fidelma se refuse à franchir. Pour sa défense (car le procès pourrait se faire dans la journée), Muirchertach désigne Fidelma, qui se voit obligée de repousser le mariage, autant qu’il le faudra. Eadulf est désigné comme étant son assistant.

Leur tâche ne sera guère aisée, car beaucoup de personnes présentes ont pas mal de griefs à exprimer envers l’abbé Ultàn. Nul doute que si ce n’avait pas été cet assassin-là (quel qu’il soit), cela aurait été un autre…

Que de rebondissements et d’histoires secondaires, dans ce livre ! Il faut expliquer pourquoi, dans le passé, Tel et Telle ont eu maille à partir avec la victime. Le lecteur doit lutter pour y retrouver son latin, un peu plus cette fois-ci que dans les autres titres : les hiérarchies civiles, royales et ecclésiastiques, et les subtilités législatives sont légion. Mais que ceci ne le décourage pas : c’est là un très bon titre, qui a l’avantage de se dérouler dans la forteresse royale, avec les atours et les distractions que cela entraîne. Et si Fidelma a parfois difficile de rester posée et impassible devant l’arrogance de certains (les hiérarchies, disais-je…), elle se montre également hésitante quant à son avenir : « Etre un dàlaigh, une épouse et une mère, est ardu, mais quand on y ajoute les devoirs d’une religieuse, cela devient trop difficile. » Finira-t-elle par retirer le voile ?!

Barbara Mazuin

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