Quatre amis d’enfance sont invités par un écrivain sur l’île de Malaven, en Bretagne, afin d’obtenir des réponses à certaines de leurs questions.
Malaven, île devenue déserte à la suite d’une grosse tempête en 1987 et rachetée par Waverley, l’hôte mystère.
2007, Annecy, d’autres évènements particuliers se produisent…
Mort suspecte d’un biologiste, disparition d’un neurologue réputé alors qu’il est à la lisière de présenter son nouveau projet, invitation d’Alice, Stan, Erwan et François sur l’île de Malaven par Jonas Waverley, un écrivain aussi secret sur sa vie privée que sur celui qu’il cultive sur cette île rachetée par ses soins suite aux évènements dramatiques de 1987.
Mais, que s’est-il donc passé cet automne-là ?
Et qui est donc ce Waverley aussi énigmatique que le jeu qu’il semble avoir conçu pour les 4 amis ?
Et eux ? Pourquoi, alors qu’ils ont fait les 400 coups ensemble durant les étés de leur jeunesse, ne se souviennent-ils pas les uns des autres ?
Que leur est-il arrivé pour que leur mémoire soit réduite à néant ?
Autant de questions fusent au fil de la lecture sans compter le doute qui s’installe, la peur qui se distille entre les protagonistes. Et ce message explicite de Waverley : « Un traître, un menteur, un assassin. »P. 159
Souvenirs
Le récit alterne de manière incessante entre 1987 et 2007, par un rythme effréné, ponctué de phrases très courtes où, pour survivre, il faut se souvenir….car ils sont pris au piège de Malaven et ont cette désagréable impression : Il nous surveille et l’angoisse monte petit à petit et très insidieusement. Ils croyaient encore que ce n’était qu’un jeu, qu’ils ne craignaient rien. P.135
Leur amitié y survivra-t-elle ?
Un roman découpé en autant de parties que d’énigmes à découvrir, en lien avec le mystérieux romancier et ses romans. Une histoire mène toujours quelque part. C’est une carte au trésor. Où les mots vous guident. Un voyage plutôt qu’une destination. On n’est jamais le même quand on referme un roman. P. 160
Malaven, une île inventée de toute pièce, une carte, de nombreuses descriptions (sans longueurs) permettant au lecteur de se fondre dans ce décor surprenant et de participer à cette course-poursuite dans ce dédale de mystères, dans un huis-clos déconcertant, surprenant, angoissant.
Un page turner addictif, une quête traumatique passionnante explorant secrets, non-dits, traumas, mémoire défaillante, …
Malaven…ça a été comme une bobine de fil que l’on tire et qui ne cesse de s’étendre. Une quête qui le consume. P. 185