Carlie et Owen se rencontrent alors qu’ils tentent chacun de braquer la même banque au même moment : se venant en aide mutuellement, ils réussissent à deux là où, seul, chacun se serait retrouvé derrière les barreaux. Dès lors, les deux braqueurs ne se quittent plus et, non contents de filer le parfait amour, enchaînent les vols et pillages en tous genres, toujours sans coup férir. Jusqu’au jour où, trop confiants, ils baissent la garde et se font pincer. Alors qu’ils croupissent en prison, ils reçoivent la visite du diable qui leur propose d’échanger leur âme contre leur liberté. Le jeune couple accepte et se retrouve libre comme l’air. Le contrecoup ne tarde pas : sans âme, plus de passion, plus d’envie, plus d’amour. Carlie se fait interner et dépérit. Owen, de son côté, se persuade qu’il est capable de….braquer le diable et ainsi de récupérer leurs âmes.
Du grand spectacle
En quasiment 170 pages, Joe Henderson et Lee Garbett livrent une histoire qui oscille entre polar et fantastique. Le scénario nous entraîne de rebondissement en rebondissement, un peu trop nombreux à notre goût, et reposant parfois sur les épaules de personnages secondaires un peu légers. Le tout est emmené sur un dessin bien typé comics, beaucoup de grandes cases et force incrustations comme il se doit, très démonstratives et souvent peu précises. C’est du grand spectacle à l’américaine, ça déménage beaucoup mais ça manque un peu de subtilité à notre goût.