Jeanette, fille d’une tisserande renommée de soie précieuse, est approchée par une duchesse pour servir à la cour.
Sa mère, qui souhaite une vie meilleure pour sa fille, accepte, le cœur gros, de la laisser partir.
À partir de ce moment, de nombreux personnages feront partie du décor tumultueux où manigances, jalousie, trahison, secrets, meurtres s’enchaîneront sans scrupules.
Pauvre servante….Elle ne mérite certes pas le sort qui l’attend…P. 161
On y côtoie la peste de pierre, l’homosexualité, les convenances à la cour, le lien filial, la pauvreté ou encore l’opulence.
Les divers plans, les couleurs choisies en fonction des situations, les expressions littéralement gravées sur les visages des personnages se fondent dans ce conte médiéval et fantastique, divisé en plusieurs parties comme des chapitres, où l’on évolue dans le récit tout en vivant des périodes rétroactives, permettant de comprendre l’enchaînement des différents évènements.
Cependant, il ne faut pas perdre le fil sous peine d’avoir l’impression d’avoir raté quelque chose tant le récit comporte parfois quelques longueurs.
Quant au dessin, même s’il est richement illustré, il est particulier, beaucoup de hachures (typique aux gravures du Moyen-Âge) et des personnages très marqués physiquement, allant jusqu’à rebuter le lecteur.
Une lecture manichéenne agréable mais pas transcendante, plutôt destinée à un public adolescent.